Mon premier joli bar, à vue

9h00 aujourd’hui, je commence à pêcher un parc qui va petit à petit découvrir par ce jusant de 70. J’aperçois déjà sur la bordure, quelques bars pas bien gros que j’essaye de leurrer. Je pense qu’ils m’ont captés, vu l’empressement qu’ils mettent à saisir mon leurre. Puis arrive la barque de l’ostréiculteur et son gros moteur bruyant, qui vient prélever et remettre de l’ordre dans ses poches chahutées par le courant. Ok, je vais jouer plus loin. Je remonte l’aber jusqu’à un poste d’observation d’où j’aperçois quelques mulets bien gras qui lézardent au soleil. Arrive enfin un bar « leurrable » : pas de bol, mon shad l’indiffère, il est sur de la crevette. Le temps de couper pour changer de leurre et refaire le nœud, il a pris la poudre d’escampette. Je décide alors de laisser à poste, l’imitation de crevette jusqu’à la fin de ma partie de pêche. La marée remonte et le vent forci. Je me résigne à rentrer, non sans jeter un œil aux bordures. Je marche à 7-8 mètres de la bordure quand, soudain, je me fige tout net : là devant moi, un bar prend le soleil à 50cm de la bordure. Il m’a sûrement vu… mais ne bouge pas, dans le doute, je m’accroupis doucement. D’un lancé sous la main, la SP73M propulse la crevette dix mètres derrière lui. Je ramène le fil rapidement pour éviter à la crevette de se charger de goemon vert et le laisse couler à un mètre du bar. Mon fluoro touche le dos du bar : c’est fichu, il va partir me dis-je… Même pas, je tirette doucement la crevette qui se rapproche dangereusement du poisson. Ce dernier se retourne doucement mais je ne le vois pas aspirer la crevette. Le poisson part tout tranquillement rejoindre les profondeurs. Dans le doute, j’envoie un ferrage et sens une résistance : YES ! il est piqué. Les parcs sont loins, je vais pouvoir travailler sans pression ce puissant combattant qui fait chanter le frein du moulinet. Je le laisse engager plusieurs départs et bien se fatiguer avant de l’échouer. Il est plus gros que je ne pensais. Je coche enfin la case « arriver à leurrer un poisson à vue » que je m’étais fixé cette année. J’en profite pour remercier les excellents pêcheurs à vue, pas si nombreux, Erwan, Santi, Bertrand, sans oublier le boss, Nico qui a su vulgariser cette technique auprès du public, et je savoure d’entrer enfin dans ce cercle qui me paraissait inaccessible jusqu’à aujourd’hui.Pour les détails techniques : Crust Bug sur TP 2/0 VJ36 2,5gr – Fluoro Daiwa 0.23 – 8lb – canne Tenryu SP73M

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